Un long périple


Andreas Horvath nous présente un film inspiré d’une histoire vraie, celle de Lillian, une immigrée russe à New York. Le film nous fait partager son voyage à travers le territoire nord américain dans le but de rejoindre son pays natal, la Russie.

Lillian, interprétée par l’actrice Patrycia Planik ne parle qu’une seule fois tout au long du film : au début lorsqu’elle passe un entretien d’embauche pour tenter de devenir actrice porno. On peut aussi considérer que cette absence de parole est dû au fait que le personnage ne parle pas anglais. Cependant, cela a aussi permis de donner une autre vision du personnage. En effet, puisqu’on ne sait rien d’elle, on ne la découvre qu'à travers les difficultés qu’elle surmonte dans son périple et à sa détermination.

En plus de Lillian, les autres personnages ne sont pas particulièrement développés, ils sont principalement des caricatures de “caractère type”. Sans réel dialogue, le film utilise une émission de radio qui présente la météo afin de nous faire suivre l’avancée du périple. Les images sont donc spécialement importantes dans la compréhension du film. Beaucoup de plans représentent le personnage qui marche dans divers paysages ce qui donne un côté brut au film. Ce côté brut est également accentué par les plans rapprochés du corps nu du personnage. Alors que la présentation du corps aurait pu être utilisé de manière sexuelle, il est surtout utilisé comme un outil qui montre l’évolution du personnage -avec la repousse des poils par exemple. Lillian, en plus de la dureté du voyage, doit aussi supporter la dureté de sa condition de femme : elle n’a pas de protection hygiénique ou alors quand elle se fait poursuivre par un homme.

Le film est, en conclusion, esthétiquement très plaisant grâce au travail des plans et des paysages mais peut parfois tirer en longueur à cause du manque d’action. L’absence de dialogue et le détachement émotionnel vis-à-vis du personnage peut en outre dérouter le spectateur.

Laura, Jade R., Mélodie, Julia et Pauline

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